L'ère de la Jungle

Publié le par Solweig von Kleist

L'ère de la Jungle

Le film d’animation a été réalisée à partir de la toile de 3m x 3,5m peinte pendant une performance de live animation au Musée-Château d’Annecy en 2003.

En 2010, j’ai découpé la toile en quatre et continué la peinture,

en y ajoutant une multitude de personnages sur la toile qui devenait un labyrinthe.

Parallèlement, le processus de transformation du tableau a été filmé pendant des mois.

Dans la vidéo, l’évolution devient visible en accéléré. Progressivement, la toile se remplit de silhouettes en train de courir, sa surface est creusée par des failles engloutissant les personnages. Mais les hommes continuent à courir sur leur chemin de vie avec des hauts et des bas, et qui écrit un mot :

                         chaos

Chaque génération, cherchant à trouver sa place, croise les chemins des générations précédentes. Dans ce processus d’organisation, de plus en plus de protagonistes disparaissent, engloutis sous des couches de peinture, « sacrifiés » dans le but d’obtenir une composition harmonieuse de l’ensemble.

 Ni la peinture, ni le film racontent « une histoire », mais dans le film final transparaît l’histoire de la peinture et de ses personnages. Un ordre invisible dans le chaos, une évolution du vide au plein, du clair à l’obscur, de l’immobile au mouvement : Une métaphore pour le monde contemporain…

        A la première vision du film, on n’arrive pas à distinguer      quelque chose dans le torrent des images. Mais, en fixant le regard sur le centre, on aperçoit un personnage qui court imperturbablement au milieu.

Tiré par son fil rouge, il court sans jamais s’arrêter sur le chemin mouvementé qui forme le mot CHAOS- jusqu’à sa disparition…

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article